Les précipitations varient dans le temps et dans l’espace en fonction des conditions météorologiques. Au cours du dernier siècle, les bassins hydrographiques ont connu des années avec des précipitations importantes durant la crue printanière, qui ont amené des apports d’eau considérables au lac Saint-Jean, comme ce fut le cas lors de l’inondation de 1928. Par contre, à d’autres moments comme en 1991, où l’été fut caractérisé par une sécheresse, la plus importante des cinquante dernières années, les apports d’eau au lac ont été réduits de façon très exceptionnelle.

Réservoir des Passes-Dangeureuses
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L’eau emmagasinée dans le lac Saint-Jean comprend les précipitations qui tombent directement sur le plan d’eau, le ruissellement naturel, sans oublier l’eau arrivant de la rivière Péribonka dont le débit est régularisé par la centrale de Chute-des-Passes et le barrage de Passes-Dangereuses. En ce qui a trait à la sortie de l’eau, elle est régularisée par la centrale de l’Isle-Maligne et les évacuateurs de crue sur les rivières Grande Décharge et Petite Décharge, avant de s’écouler vers la rivière Saguenay.

En moyenne, à chaque année lors de la période de crue printanière, c’est-à-dire du 1er avril au 30 juin, le volume d’eau entrant dans le lac pourrait permettre de le remplir quatre fois. C’est la raison pour laquelle les évacuateurs de crue sur la Petite Décharge et la Grande Décharge sont ouverts pendant une bonne partie de cette période.

Au cours de l’été, les variations du niveau des eaux du lac sont influencées par les précipitations, les apports naturels, les apports régularisés de la rivière Péribonka et la production hydroélectrique à la centrale de l’Isle-Maligne (Grande Décharge).

Une analyse de la quantité des précipitations observées depuis plusieurs années permet de constater qu’il n’existe aucun cycle régulier prévisible, entre les années au cours desquelles il y a abondance d’eau et les années de sécheresse. Par conséquent, c’est la même situation en ce qui a trait aux apports naturels annuels sur l’ensemble des bassins hydrographiques et ce, depuis 1913.


Cette figure présente les apports naturels annuels sur l’ensemble des bassins
hydrographiques du système Rio Tinto Alcan au Saguenay–Lac-Saint-Jean, de 1913 à 2007.
La ligne centrale (100 %) correspond à la moyenne historique ou à la « normale ».
Les colonnes permettent de constater que les hauts (années pluvieuses) et
les bas (années sèches) sont aléatoires.

 
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