Les conditions météorologiques sont variables

Les précipitations varient en fonction des conditions météorologiques. Au cours du dernier siècle, les bassins hydrographiques ont connu des années de précipitations importantes, qui ont amené des apports d’eau considérables au lac Saint-Jean, ou et de sécheresse, alors que les apports d’eau au lac ont été réduits de façon très exceptionnelle.

L’eau emmagasinée dans le lac Saint-Jean comprend les précipitations qui tombent directement sur le plan d’eau, le ruissellement naturel, sans oublier l’eau arrivant de la rivière Péribonka dont le débit est régularisé par la centrale de Chute-des-Passes et le barrage de Passes-Dangereuses. En ce qui a trait à la sortie de l’eau, elle est régularisée par la centrale de l’Isle-Maligne et les évacuateurs de crue sur les rivières Grande Décharge et Petite Décharge, avant de s’écouler vers la rivière Saguenay.

En moyenne, à chaque année lors de la période de crue printanière, soit du 1er avril au 30 juin, le volume d’eau entrant dans le lac Saint-Jean est si important qu’il pourrait permettre de le remplir trois fois. C’est la raison pour laquelle les évacuateurs de crue sur la Petite Décharge et la Grande Décharge sont ouverts pendant une bonne partie de cette période.

Au cours de l’été, les variations du niveau des eaux du lac sont influencées par les précipitations, les apports naturels, les apports régularisés de la rivière Péribonka et la production hydroélectrique à la Centrale de l’Isle-Maligne (Grande Décharge).

Une analyse de la quantité des précipitations observées depuis plusieurs années permet de constater qu’il n’existe aucun cycle régulier prévisible, entre les années au cours desquelles il y a abondance d’eau et les années de sécheresse. Par conséquent, c’est la même situation en ce qui a trait aux apports naturels annuels sur l’ensemble des bassins hydrographiques et ce, depuis 1913.

Apports naturels

Écarts par rapport à la moyenne historique des apports naturels du lac Saint-Jean (1913-2019)