Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, avec ses six centrales, trois sur la rivière Péribonka et trois sur la rivière Saguenay, Rio Tinto Alcan dispose d’équipements qui peuvent produire en moyenne un peu plus de 2 000 mégawatts annuellement, soit l’équivalent de 90 % de l’électricité nécessaire à la production d’aluminium.

Cette capacité de production est basée sur les apports en eau historiquement disponibles sur les bassins hydrographiques. Clé de la présence de la société au Québec, ce réseau hydroélectrique s’est constitué de façon graduelle.

Une centrale hydroélectrique, dans laquelle l’eau fait tourner les groupes turbine-alternateur qui produisent l’électricité, nécessite une chute d’eau importante et un débit pouvant être régularisé. Les bassins hydrographiques du système hydroélectrique Rio Tinto Alcan permettent de rencontrer cette condition.

Devant un marché de l’aluminium de plus en plus important au début du siècle, la région, après la vallée de la rivière Saint-Maurice, est devenue rapidement un centre d’intérêt majeur en raison du potentiel énergétique qu’elle représentait.

C’est en 1926 qu’a débuté la production à la première centrale du réseau, à Isle-Maligne (Alma), à la sortie du lac Saint-Jean. Cette centrale, d’une puissance installée originale de 402 mégawatts, a été mise en service en même temps que la première partie de l’aluminerie d’Arvida (Saguenay).

Sans perdre de temps, Rio Tinto Alcan aménage une deuxième centrale. En 1931, Chute-à-Caron amorce sa production d’électricité. Situé à 34 km en aval de la centrale de l’Isle-Maligne, cet aménagement possède une puissance originale installée de 224 mégawatts. Elle est la première de deux étapes d’un vaste projet. La seconde étape du projet de la centrale de Chute-à-Caron a été mise en chantier lors de la deuxième Guerre mondiale pour combler, chez les alliés, un besoin important en aluminium.

À compter de 1943, la centrale de Shipshaw ajoute une puissance installée de 896 mégawatts. Cela permettra de soutenir une augmentation significative de la production régionale d’aluminium. Signalons que cette installation a été, à l’époque, la centrale la plus puissante au monde. Son aménagement a nécessité la construction d’un canal de près de 2,5 km de longueur pour diriger l’eau de la rivière Saguenay vers les 12 groupes turbine-alternateur de la centrale.

Au cours de la même période, l'entreprise augmente la capacité de ses réservoirs afin d’assurer un approvisionnement fiable en eau, à son réseau. Deux barrages sont construits de façon à constituer des réservoirs au nord de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean : le premier sur la rivière Manouane et l’autre sur le cours supérieur de la rivière Péribonka, aux Passes-Dangereuses. Ces deux grands réservoirs ont une capacité d’emmagasinement respective de 2,7 et 5,2 milliards de mètres cubes d’eau.  

Dans les années d’après-guerre, le marché de l’aluminium continue de grandir. RTA désire accroître sa capacité de production et entreprend en 1950 la construction de deux nouvelles centrales sur le cours inférieur de la rivière Péribonka.

Chute-du-Diable, d’une puissance originale installée de 205 mégawatts, et, 16 km en aval, Chute-à-la-Savane, avec une puissance originale installée de 210 mégawatts, sont mises en opération en 1952 et 1953. De type « au fil de l’eau », elles sont les premiers exemples au Canada de centrales partiellement à ciel ouvert.

Finalement, une demande d’aluminium toujours soutenue et le développement d’autres industries créent une demande additionnelle d’électricité. En 1956, l’entreprise débute la construction de la centrale souterraine de Chute-des-Passes. Elle entrera en production trois ans plus tard. Elle est alimentée par une conduite d’amenée longue de 9,3 km qui puise l’eau dans le réservoir de Passes-Dangereuses, sur la rivière Péribonka. Cet aménagement a une capacité originale installée de 750 mégawatts.


 
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